Diégo Velázquez au Grand Palais !

Pourquoi donc se rendre au Grand Palais en ces belles journées de printemps ? Pour admirer la nuque de la «Vénus au Miroir» de Velázquez, et ... mourir.  Cette blancheur diaphane, cette pâleur et cette nonchalance d’une sensualité rare. Vénus si délicate, peau de porcelaine, chef d’œuvre prêté par la National Gallery de Londres, l'un des nus les plus étudiés de l’histoire de la peinture. Un tableau extraordinaire qui date de plus de trois siècles, l’un des plus beaux de l’exposition consacrée à Diégo Velázquez, « l'astre du Siècle d'or ». Pour la première fois 54 toiles du Maître sont réunies à Paris, d’où les longues files d’attente de visiteurs enthousiastes dès le matin.

Velázquez ou la référence absolue. Tous les grands peintres, Delacroix, Picasso, Francis Bacon l'ont admiré «comme un Dieu» !«Sous les pinceaux de Vélasquez les infantes ne sont plus des êtres éteints, des martyrs enfermés dans des robes faites pour étouffer la vie, écrit Elie Faure. Du noir profond surgissent le blanc d’argent et de nacre, des gris de perles, des caresses cendrées, des rouges, des roses, des bleus doux, des mauves ! » Allez rêver devant la Vénus, allez aussi vous faire foudroyer du regard par le Pape Innocent X, autre toile d’exception.

En sortant, promenez-vous au bord de la Seine en guettant le coucher du soleil, prenez un verre à même le pavé ou au bar de la Guinguette  Rosa Bonheur Sur Seine qui fête bientôt son premier anniversaire. Zazie et Jamel Debbouze viennent y boire des pots, comme des milliers de jeunes parisiens qui se retrouvent le soir sur les quais pour « l’after », à deux pas du Pont Alexandre III et des Invalides. Sacrée ambiance, l’été arrive !

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