Extravagance et audace de la Fashion week !

Moi la Parisienne, je me languis comme chaque automne de l’arrivée de la Fashionweek dans la capitale … Eh oui j’adore la déambulation des fashionistas de la galaxie.Je leur prête de bon cœur pour dix jours nos trottoirs et nos cafés.J’assiste avec  gourmandise à ce grand « happening » contemporain.

C’est une foule chamarrée qui me surprend toujours par son extravagance et son audace vestimentaire. Le Faubourg Saint Honoré devient une immense foire hétéroclyte.  Je m’amuse férocement en observant les aréopages suffisants des rédactrices de mode et des starlettes du moment, dont plus personne ne se souviendra la décennie suivante… Je m’entraîne à avoir une mine boudeuse et blasée pour avoir l’air de m’y connaître en mode. Je m’habille avec des vêtements trop larges pour me faire passer pour une IT girl... Mais en secret comme une petite fille je m’enthousiasme pour les belles Italiennes jamais égalées,  je me damnerai pour être comme ses houris orientales sorties des milles et une nuit. Je suis jalouse du teint de porcelaine des Chinoises, j’envie les Anglaises pour oser être si originales et j’admire comme une esthète le sens du détail des  Japonaises. Les défilés off se succèdent à une vitesse folle à la recherche du nouveau talent. Faute de moyens,  les génies de demain rusent de créativité pour attirer l’attention des journalistes et des bloggeurs chinois ou japonais à l’affut. Ces futurs talents que la nouvelle industrie du luxe rendra esclaves, à la merci de la logique financière au détriment de leur force créatrice…

J’ai toujours une délicate pensée pour les Artisans de cette mise en scène géante qui met à l’honneur non pas des corps ou des vêtements,  mais la grâce et la créativité parisienne.

Cette année, je vacille pour l’installation des fleurs du Pavillon Dior, dans la magnifique Cour Carrée du Louvre. Chapeau aux fleuristes et aux décorateurs qui nous offrent ce merveilleux décor éphémère.

Paris cette Grande dame, regarde avec tendresse les autres quinzaines de la mode comme une mère qui voit grandir ses enfants. Elle retrouve cette semaine son élégance sobre et  éternelle, sans blingbling, sans logo.

Par Yasmine Valipour

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